Inside Outbuster

Blog à part pour cinéma différent

Tilva Rosh

p_e_tilva-ros-430638l

Film serbe de Nikola Ležaić, jeune réalisateur issu de la contre culture, sorti en 2011, Tilva Rosh raconte le dernier été de deux adolescents skaters dans une ville minière en fin de vie, Bor. Ils s’amusent à tourner des vidéos “à la Jackass” et se disputent les faveurs de la jeune Dunja, alors que les grèves dans la ville tournent à l’émeute.

Les deux acteurs principaux du film, Marko Todorovic (Toda) et Stefan Djordjevic (Stefan) sont tous les deux non professionnels. Le réalisateur les a repéré, eux et leur groupe d’amis skaters, via leurs vidéos postés sur Youtube, et a décidé de combiner ce concept avec ses propres expériences passées à Bor, notamment les manifestations ouvrières de 2004. Le film combine donc des passage à l’approche “home-made” et des prises de vues plus esthétiques et travaillées.

Le long-métrage a remporté le prix du Meilleur film au festival de Sarajevo avant d’être présenté dans plus d’une vingtaine de festivals internationaux (Locarno, Rotterdam, Thessaloniki, etc.). Il était aussi en lice pour le prix du Meilleur film de l’Académie européenne du cinéma (équivalent des oscars pour le cinéma européen).

On peut sentir l’influence d’un cinéaste comme Harmony Korine sur Ležaić, dans la description punk et brute qu’il fait d’un milieu jeune et marginal, qui chemine vers la maturité sur fond de violence sociale. Un grand film pour tous les amateurs du genre.

tilvaros8

Revue de presse

Variety (anglais)

Screen Daily (anglais)

Cineuropa

Les Inrocks

Love Eternal

21057222_20131113113151538

Vainqueur du prix de la critique au Festival International du Film de Dublin, présent au PIFFF (Paris International Fantastic Film Festival) Love Eternal est le deuxième film d’un réalisateur irlandais montant : Brendan Muldowney. Adaptation d’un roman japonais de Kei Oshî (Loving the Dead, et autres oeuvres morbides), le film raconte l’histoire de Ian (Robert de Hoog), un jeune adulte extrêmement troublé, incapable de créer du lien avec les autres, et fasciné par la mort depuis qu’il a assisté à celle de son père. Alors qu’il tente de se suicider, il va assister à une scène qui va radicalement changer son rapport aux autres.

Brendan Mulowney se démarque par un style personnel très visuel et sensoriel, à la fois sombre et coloré, qui vient habiller la noirceur poétique du film. Le chef opérateur, Tom Comerford, est lui aussi clairement une personnalité à suivre. On s’aventure assez vite dans des domaines assez dérangeants, toujours autour de la mort, parfois à la limite de la nécrophilie, le tout avec une bonne dose d’humour noir.

Le film a permis à Brendan Muldowney de se lancer dans une nouvelle production castée de plus gros calibre, Pilgrimage, qui rassemblera entre autres Tom Holland (le nouveau Spiderman), Richard Armitage (The Hobbit) et John Bernthal (The Walking Dead, The Wolf of Wall Street). Cela racontera l’histoire de moines irlandais ayant pour mission de transporter une relique au 13ème siècle. A suivre.

Regarder le film sur Outbuster

2365c418328655c7212990ed102ae1c8

Revue de presse :

Irish Times (anglais)

The Hollywood Reporter (anglais)

Film de culte

Cinema Fantastique

The Guardian (anglais)

Manieggs – La revanche des oeufs durs

1424277928158_0570x0370_1424278079810

Manieggs – Titre

Grande bizarrerie que ce film d’animation hongrois de Zoltan Miklósy, sélectionné en compétition officielle à Annecy en 2014, au style d’animation déroutant. Manieggs est à la fois une parodie et un hommage aux films d’actions américains, mais où Bruce Willis et autre Schwarzy sont remplacés par des oeufs durs. Le synopsis est simple et caricatural : deux détenus sortent de prison après avoir passé 15 jours sous les barreaux pour un crime qu’ils n’ont pas commis, et cherchent à se venger. Ils seront confrontés à une flopée de personnages farfelus, des flics corrompus à la mafia asiatique aux clichés exagérés, et à des situations allant du combat en cage au braquage de banque.

À coup de gags scatologiques et de références appuyées à divers films américains, Manieggs se veut un divertissement sans grande prétention, avec cette marque WTF qui fait penser à un délire entre amis lors d’une soirée qui a fini en long métrage. Un bon film pour une soirée pizza n’invitant pas à la profondeur philosophique.

Regarder le film sur Outbuster

Revue de presse

Variety (anglais)

Cineuropa

4x7sno2pikkw1hzacbnbhuxay2f

Manieggs – Poster

Violet

14-0951_gallery_3

On pourrait définir Violet, le premier long-métrage du belge Bas Devos, comme un film radicalement sensoriel. Jonas, un jeune flamand, assiste impuissant au meurtre d’un de ses amis et compagnon de BMX. Commence alors à la fois un processus de culpabilité, de deuil et d’isolation, dans un style qui évoque Elephant ou Paranoid Park de Gus Van Sant.

A une structure narrative classique focalisée sur la narration, Bas Devos adopte une approche plus expérimentale et visuelle pour dépeindre son récit de perte de connection et d’isolation. C’est à travers une image surréaliste et un son onirique que l’on observe la tentative de Jonas de se ré-insérer auprès de son groupe d’ami et de sa famille. La démarche artistique de Davos est très focalisée sur les sens, offrant une ouverture sur la sensibilité de Jonas.

Dans une interview dans Filmlinc, Bas Devos déclarait être attiré par cet instant où l’histoire prend fin, mais où l’image et le son s’attardent. C’est cette expérience du deuil comme d’une réalité déformée qui l’a conduit à réaliser Violet.

Un film méconnu qui plaira définitivement aux amateurs de cinéma expérimental et aux esthètes via son approche abstraite de l’image et des sons comme véhicule des sentiments.

Présenté dans de nombreux festivals européens (Berlin, New Horizons, Premiers Plans d’Angers, etc.), mais très peu distribué, Violet est un véritable outbuster en tant que représentant d’une nouvelle mouvance européenne expérimentale qui fait sa route en dehors des circuits mais offre un souffle véritablement nouveau.

Regarder le film sur Outbuster

Revue de presse :

Filmdeculte

Cinergie

Indiewire (anglais)

Hollywood reporter (anglais)

Variety (anglais)

e711defd79101d3c4bc844ebf66d257989

© 2017 Inside Outbuster

Theme by Anders NorenUp ↑